Bien photographier ses objets de collection
Une bonne photo identifie l'objet, prouve son état et le protège : la lumière, le fond, les vues à prendre, et le réglage à vérifier sur votre téléphone avant de photographier chez vous.
Sommaire
Ce qu'une bonne photo doit montrer
Une photo de collection n'est pas une photo souvenir. Elle a trois métiers, et une bonne photo les remplit tous.
Identifier l'objet. Quelqu'un qui ne le connaît pas doit pouvoir dire de quoi il s'agit au premier coup d'œil : la pochette d'un disque, le côté face d'une pièce, le profil d'une figurine. C'est la photo qui s'affiche sur la carte de l'objet, et c'est souvent la seule que l'on regarde.
Prouver son état. Une rayure, un coin écrasé, une étiquette décolorée : ce sont ces détails qui font la différence entre un objet neuf et un objet usé, et entre une estimation juste et une estimation contestée. Le champ État de la fiche dit un mot ; la photo le démontre. Pour une déclaration de sinistre comme pour une revente, c'est elle qui fait foi.
Le reconnaître plus tard. Une signature, un poinçon, un numéro d'édition, une marque sous le socle : ce qui distingue votre exemplaire d'un autre identique. Le jour où vous devez prouver qu'un objet est le vôtre, ces détails valent plus que la plus belle photo d'ensemble.
Dans MyCataLog, la photo n'est pas une finition. Un objet créé à la main doit en avoir une, et une collection ne peut devenir publique que si chacun de ses objets en a au moins une. Mieux vaut donc photographier au moment de la saisie, avec une méthode qui se répète, que de revenir plus tard sur 300 objets.
La bonne nouvelle, c'est qu'il ne faut pas de matériel. Un téléphone récent, une fenêtre et une feuille de papier suffisent à faire mieux que la plupart des photos de collection en ligne. Ce qui compte, c'est la régularité : la même lumière, le même fond et les mêmes vues pour chaque objet. Une collection photographiée de façon homogène se parcourt d'un regard ; une collection où chaque photo est prise différemment se lit comme un tas.
La lumière et le fond
La lumière fait la moitié du travail. La meilleure, et la moins chère, est celle du jour, près d'une fenêtre, sans soleil direct. Elle est douce, elle révèle les reliefs sans écraser les couleurs, et elle ne crée pas d'ombres dures. Un jour nuageux est souvent idéal.
Évitez le flash. Il aplatit les volumes, fausse les couleurs et laisse un point blanc sur tout ce qui brille. Si la lumière manque, rapprochez-vous de la fenêtre plutôt que d'allumer le flash, et éteignez les lampes du plafond, dont la couleur jaune se mélange mal à celle du jour.
Pour déboucher les ombres du côté opposé à la fenêtre, une simple feuille blanche ou un carton posé debout renvoie la lumière sur l'objet. C'est le réflecteur des photographes, pour le prix d'une feuille.
Le fond doit disparaître. Une feuille blanche, grise ou noire, mate, posée de façon à remonter derrière l'objet sans faire de pli, suffit. Évitez les nappes à motifs, le bois très veiné et le désordre du bureau : l'œil doit aller à l'objet, pas autour. Choisissez un fond qui contraste avec l'objet, clair pour un objet sombre, sombre pour un objet clair, et gardez le même pour toute la collection.
Les objets brillants demandent une attention particulière : un disque, une pièce, un boîtier plastique, une vitrine. Le reflet n'est pas un défaut de l'objet, c'est l'image de la pièce dans laquelle vous êtes. Inclinez légèrement l'objet ou le téléphone jusqu'à ce que le reflet sorte du cadre, et éloignez-vous des sources de lumière vives. Pour une pièce, une lumière rasante, venue d'un seul côté, fait ressortir le relief bien mieux qu'une lumière de face.
Enfin, trois gestes simples changent tout. Essuyez l'objectif du téléphone, souvent couvert de traces de doigts. Tenez le téléphone bien parallèle à l'objet, pour qu'il ne paraisse pas déformé. Et appuyez-vous sur la table ou utilisez le retardateur, pour éviter le flou de bougé. Cadrez serré : l'objet doit remplir la photo, sans être coupé.
Combien de vues, et lesquelles
Vous pouvez joindre jusqu'à 6 photos par objet. La première est la photo principale : c'est elle qui s'affiche sur la carte de l'objet et dans les aperçus partagés dans la communauté. L'ordre se change dans le formulaire de l'objet, en faisant glisser les photos, ou au clavier : Espace ou Entrée pour prendre une photo, les flèches pour la déplacer, puis de nouveau Espace ou Entrée pour la déposer. Placez donc en premier la vue qui identifie l'objet le plus vite.
Une méthode qui fonctionne pour la plupart des objets, en 4 à 6 vues : 1. la vue principale, de face, l'objet entier ; 2. le dos ou le revers ; 3. les marquages : étiquette, signature, poinçon, numéro d'édition, marque du fabricant ; 4. les défauts, en gros plan, même petits ; 5. si l'objet en a un, l'emballage ou le certificat ; 6. une vue qui donne l'échelle ou le contexte, si la taille compte.
Selon le type d'objet, certaines vues s'imposent. Pour un disque, la pochette recto et verso, puis l'étiquette centrale de chaque face, qui permet d'identifier le pressage. Pour une pièce ou une médaille, l'avers, le revers, et la tranche si elle porte une inscription. Pour une figurine, la face, le dos et le dessous du socle, où se trouvent souvent la marque et l'année. Pour une carte, le recto, le verso et un gros plan des coins, qui disent l'essentiel de son état.
Gardez le même ordre de vues pour tous les objets d'une collection. En faisant défiler les photos d'un objet à l'autre, on compare alors ce qui est comparable : tous les dos se trouvent au même rang.
Un dernier conseil, si votre collection est ou sera publique : ne photographiez pas les factures, les étiquettes d'expédition ou les certificats qui portent votre nom ou votre adresse. Ils prouvent la propriété, mais ils racontent aussi qui vous êtes et où vous vivez. Gardez-les pour vous, ou masquez ces informations avant de les photographier.
Ce que MyCataLog fait de vos photos
Les photos acceptées sont aux formats png, jpg, jpeg et webp, dans la limite de 10 Mo par fichier. Les photos d'un téléphone récent tiennent largement dans cette limite. Vos fichiers sont conservés tels que vous les avez envoyés : ni recompressés, ni redimensionnés, ni recadrés. La photo que vous retrouverez est celle que vous avez confiée.
Chaque photo est analysée automatiquement avant d'être enregistrée, pour écarter les contenus interdits par les conditions d'utilisation : nudité, violence, drogues et tabac, symboles haineux. L'analyse ne garde aucune copie de votre image. Une photo refusée n'est pas enregistrée, et vous pouvez en envoyer une autre.
Ces règles valent aussi pour les objets de collection. Les photos de pipes, de bagues de cigares, de paquets anciens ou de tout autre objet lié au tabac sont refusées, même quand l'objet est un pur objet de collection : c'est une règle des conditions d'utilisation, pas une erreur de la vérification. Pour tout autre refus que vous pensez injustifié, écrivez-nous depuis le formulaire de contact : la demande sera réexaminée par une personne. Le message « vérification indisponible », lui, ne dit rien de votre photo : il signale un incident temporaire, il suffit de réessayer un peu plus tard.
Les photos sont ce qui occupe l'essentiel de votre espace de stockage. Chaque formule en prévoit une quantité, extensible avec une option de stockage. Si vous dépassez l'espace prévu, rien n'est supprimé : les photos les plus récentes au-delà de la limite sont remplacées à l'écran par un cadenas , jusqu'à ce que vous libériez de la place. Avant d'envoyer 6 photos par objet sur une grande collection, il est donc utile de garder un œil sur votre espace, visible depuis votre profil.
Enfin, une photo ajoutée plus tard s'enregistre comme les autres, depuis la fiche de l'objet. C'est le cas des objets importés depuis un tableur, qui arrivent sans photo et portent la mention « Objet importé » : le guide Importer sa collection depuis un tableur Excel ou CSV explique comment les compléter sans vous perdre.
Avant de photographier chez vous : la localisation
Votre téléphone peut enregistrer, dans chaque photo, la position exacte de l'endroit où elle a été prise. Ces coordonnées sont invisibles sur l'image, mais elles sont dans le fichier, et n'importe quel outil gratuit sait les lire. Pour la photo d'un paysage, c'est un souvenir. Pour la photo d'une collection, prise chez vous, c'est votre adresse.
MyCataLog conserve vos fichiers tels que vous les envoyez, avec tout ce qu'ils contiennent. Si une photo porte votre position, elle la garde, y compris quand la collection est publique. Le plus sûr est donc que la position ne soit jamais enregistrée au départ.
Sur iPhone, ouvrez Réglages, puis Confidentialité et sécurité, puis Service de localisation, puis Appareil photo, et choisissez « Jamais ». Les photos prises ensuite ne contiendront plus votre position.
Sur Android, le réglage se trouve dans l'application Appareil photo elle-même, dans ses paramètres. Son nom change selon la marque : « Enregistrer la position », « Balises de localisation », « Données de localisation ». Désactivez-le avant votre séance photo.
Ce réglage ne s'applique qu'aux photos à venir. Pour une photo déjà prise sur iPhone, ouvrez-la dans l'application Photos, touchez le bouton d'information, puis « Ajuster » à côté du lieu, et choisissez « Aucun lieu ». Sur Android, la galerie de certaines marques permet de retirer le lieu depuis les détails de la photo ; sinon, le plus simple est de reprendre la photo une fois le réglage désactivé.
Ce conseil vaut au-delà de MyCataLog : il protège aussi les photos que vous envoyez par message ou publiez ailleurs. Pour une collection de valeur, c'est sans doute le réglage le plus important de ce guide, et il prend 10 secondes.