Démarrer sa première collection
Choisir ce que vous collectionnez, nommer votre collection, décider de sa visibilité et ajouter vos premiers objets sans vous perdre.
Sommaire
Choisir ce que vous allez cataloguer
Le plus difficile n'est pas l'outil, c'est de décider où s'arrête votre collection.
Dans MyCataLog, une collection porte une catégorie unique, choisie parmi 22 catégories qui vont des vinyles aux capsules, en passant par les livres, les pièces, les figurines ou les cartes à collectionner. Si rien ne correspond, la catégorie « Autre » reste disponible.
Ce choix n'est pas cosmétique : c'est lui qui détermine les champs que le formulaire vous proposera pour chaque objet. Une collection de vinyles ouvre des champs artiste, album, label, tours par minute et liste des pistes. Une collection de livres ouvre auteur, nombre de pages, éditeur, langue, genre, illustrateur, format et collection. Une collection de figurines ouvre personnage, série, matériau, hauteur en centimètres, fabricant et licence. Vous n'êtes jamais obligé de les remplir, mais ils ne vous seront proposés que si la catégorie les prévoit.
La tentation du débutant est de créer une collection fourre-tout qui contiendra tout ce qu'il possède. C'est le plus sûr moyen de ne jamais la terminer, et de ne jamais pouvoir la trier utilement. Une collection a d'autant plus de valeur que son périmètre est net : « mes vinyles de jazz » se catalogue, se trie et se partage, « mes affaires » ne se catalogue pas.
Commencez donc petit, et volontairement. Prenez l'étagère que vous connaissez le mieux, celle dont vous pourriez citer la moitié du contenu de mémoire. Vous verrez tout de suite quels champs comptent pour vous, et vous aurez une collection complète plutôt que 3 collections à moitié remplies.
Si vous collectionnez plusieurs choses sans rapport entre elles, elles méritent des collections séparées. C'est aussi ce qui vous permettra d'en rendre une publique et de garder l'autre pour vous.
Créer la collection et choisir sa visibilité
Créer une collection demande 3 choses : un nom, une catégorie, et une description facultative. Les abonnements Plus et Premium y ajoutent une image de couverture.
Toute nouvelle collection est créée privée. C'est volontaire : vous remplissez d'abord, vous publiez ensuite, si vous le souhaitez. La visibilité se règle plus tard, depuis le panneau d'informations de la collection, et 3 modes existent.
Privée : vous êtes le seul à la voir. C'est l'état par défaut, et c'est un état parfaitement viable à vie. Beaucoup de collectionneurs cataloguent pour eux, pour leur assurance ou pour leurs héritiers, et ne partagent jamais rien.
Publique : la collection devient partageable par un lien, et elle apparaît sur votre profil public ainsi que dans l'espace communautaire.
Amis uniquement : seuls vos amis voient la collection, via le lien de partage.
Il y a une règle qu'il vaut mieux connaître avant d'avoir 200 objets qu'après. Une collection ne peut devenir publique, ou visible par vos amis, que si chacun de ses objets possède au moins une image. Tant qu'un seul objet n'a pas de photo, le menu de visibilité reste verrouillé, et un compteur vous indique combien d'objets sont concernés. Ce n'est pas un réglage d'affichage, c'est vérifié par le serveur.
📸 1 objet sans image
La raison est simple : une collection publique est une vitrine, et une vitrine trouée dessert celui qui la montre. La conséquence pratique l'est tout autant, photographiez au fur et à mesure. Le formulaire d'ajout exige déjà une image, donc le problème ne vient presque jamais de la saisie manuelle. Il vient des imports de tableur, où les lignes arrivent sans photo. Si vous pensez publier un jour, traitez la photo comme une partie de la saisie, et non comme une finition à faire plus tard sur 300 objets.
Ajouter vos premiers objets
2 choses seulement sont obligatoires pour créer un objet : un nom, et au moins une image. Tout le reste est facultatif.
Vous pouvez joindre jusqu'à 6 images par objet, aux formats png, jpg, jpeg et webp, dans la limite de 10 Mo par fichier. Vos fichiers sont conservés tels que vous les avez envoyés, sans recompression ni redimensionnement. Pour des photos qui identifient l'objet et prouvent son état, voyez le guide Bien photographier ses objets de collection.
Les champs communs à toutes les catégories couvrent l'essentiel : un numéro de série, attribué automatiquement si vous le laissez vide, une description, l'état de l'objet de neuf à abîmé en passant par peu utilisé, usé et restauré, la rareté de commun à limité , une note sur 5 étoiles , un prix d'achat avec sa devise, et 2 dates qu'il ne faut pas confondre. La date d'origine est celle de l'objet, l'année du pressage ou de la frappe. La date d'acquisition est celle où il est entré chez vous. Les deux se trient séparément, et c'est précisément pour cela qu'elles sont distinctes.
Le champ Possession mérite une mention à part. Par défaut, un objet est acquis, mais vous pouvez le marquer bientôt acquis ou non acquis. C'est ce qui permet de tenir une liste de souhaits et un suivi de commandes en cours dans la même collection que les objets que vous détenez vraiment, sans fausser vos compteurs.
Un conseil qui vaut pour toute la suite : ne cherchez pas à tout remplir sur votre premier objet. Choisissez plutôt 2 ou 3 champs que vous remplirez systématiquement, pour chaque objet, sans exception. Un champ rempli une fois sur deux ne sert à rien : vous ne pourrez ni trier ni filtrer dessus de façon fiable, et vous ne saurez jamais si un objet manque à l'écran parce qu'il ne correspond pas au filtre ou parce que son champ est vide. La régularité vaut mieux que l'exhaustivité.
Si vous partez d'un tableur existant, l'import Excel et CSV est disponible dès le compte gratuit, jusqu'à 1000 lignes par import. Rappelez-vous simplement que les objets importés arrivent sans image, et qu'ils bloqueront donc la publication de la collection tant que vous ne les aurez pas photographiés. Les étapes et les pièges à éviter sont détaillés dans le guide Importer sa collection depuis un tableur Excel ou CSV.
Organiser quand la collection grandit
Tant qu'une collection tient sur un écran, son ordre n'a pas d'importance. Passé la centaine d'objets, c'est l'organisation qui fait la différence entre un catalogue et un tas. Le guide Organiser une grande collection va plus loin.
Trois niveaux se superposent. La recherche, pour retrouver un objet dont vous connaissez le nom. Les filtres, pour ne garder à l'écran qu'une partie de la collection, selon la possession, l'état, la rareté, la note, le prix d'achat ou les dates. Les tris , qui s'empilent : vous pouvez trier par rareté décroissante puis par note, et l'ordre dans lequel vous les ajoutez compte. Par défaut, les objets apparaissent du plus récent au plus ancien.
Vos tris et vos filtres sont enregistrés sur la collection. Vous les réglez une fois, et vous retrouvez votre vue à chaque visite.
La modification multiple est l'outil à connaître le jour où vous changez d'avis sur votre méthode. Elle applique une nouvelle valeur à plusieurs champs d'un coup, sur les objets affichés, donc sur le résultat de vos filtres. C'est ainsi qu'on rattrape un champ qu'on a décidé d'utiliser trop tard, sans ouvrir 200 fiches une par une. Elle est irréversible, et une confirmation vous indique le nombre exact d'objets concernés avant d'appliquer.
Quand une collection devient trop large, 2 actions permettent de la scinder sans tout refaire. Un objet se déplace vers une autre collection . Et une collection peut servir de modèle à une nouvelle : celle-ci hérite du nom, de la description, de la catégorie, des tris et des filtres de l'originale, et elle est créée vide et privée. Vous n'avez donc pas à reconfigurer votre vue chaque fois que vous détachez une série.
À partir de l'abonnement Plus, l'export Excel reprend les filtres et le tri que vous avez à l'écran. C'est utile pour une déclaration d'assurance, un inventaire à imprimer, ou simplement pour garder une copie de votre travail ailleurs que dans l'application. Ce qu'il contient, et ce qu'il ne contient pas, est expliqué dans le guide Exporter sa collection vers Excel.